Combien coûte chaque mois pendant lequel votre bien ne se vend pas

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Un logement vacant en petite couronne coûte en général entre 150 et 500 euros par mois, hors mensualité de prêt, en additionnant charges de copropriété, taxe foncière au prorata, assurance et entretien minimal.

Ce coût mensuel doit être comparé à la décote d'une vente comptant, qui se compte en dizaines de milliers d'euros : selon le prix du bien, quelques mois d'attente suffisent souvent à couvrir un écart de prix bien plus favorable en vente classique (Insee, indices des loyers et charges, 2025).

Le calcul dépend du bien, du marché local et de la durée d'attente réaliste.

Ce document sert à chiffrer objectivement le coût du temps qui passe sans vente ; il ne sert à rien à quelqu'un qui a déjà vendu ou qui n'a pas de bien en vente.

Le calcul pour votre bien

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En euros.

De 1 à 36 mois.

Laissez 0 si le bien n'est plus financé.

  • Charges de copropriété180 €
  • Taxe foncière au prorata117 €
  • Assurance propriétaire non occupant18 €
  • Énergie et abonnements60 €
  • Capital immobilisé, au taux d'un livret réglementé760 €

Coût d'un mois d'attente : 1 135 €

Coût de 6 mois : 6 810 €

Ce que dit ce chiffre

Une vente comptant à notre décote la plus basse, 15 %, représenterait 57 000 € de moins que la valeur de marché estimée.

Dans votre cas, attendre 6 mois coûte 50 190 € de moins qu'un rachat comptant. Si vous n'êtes pas contraint par un délai, vendre au prix du marché reste la meilleure option pour vous, et ce n'est pas la nôtre.

Pourquoi chiffrer le temps qui passe

Un bien en vente n'est jamais neutre financièrement, même sans acheteur. Chaque mois qui passe entraîne des dépenses fixes et parfois des risques nouveaux. Ce guide additionne poste par poste ce que coûte réellement un mois d'attente, pour un deux-pièces comme pour un quatre-pièces en petite couronne.

L'objectif n'est pas de pousser à vendre vite à n'importe quel prix. Il est de donner un chiffre comparable à la décote d'un rachat comptant, pour que chacun puisse arbitrer selon sa situation réelle.

Charges de copropriété

Les charges courantes (entretien des parties communes, eau, ascenseur, chauffage collectif le cas échéant, honoraires du syndic) restent dues au propriétaire tant que le bien n'est pas vendu, qu'il soit occupé ou vacant.

En petite couronne, elles vont en général de 40 à 80 euros par mois pour un deux-pièces et de 80 à 150 euros pour un quatre-pièces, selon les prestations de la copropriété (ordres de grandeur, ANIL 2025).

Un logement vacant peut aussi entraîner des appels de fonds pour travaux votés en assemblée générale, indépendamment de l'occupation.

Taxe foncière au prorata

La taxe foncière est due par le propriétaire au 1er janvier de l'année d'imposition (article 1415 du Code général des impôts). En cas de vente en cours d'année, un prorata est généralement réparti entre vendeur et acquéreur au jour de la signature de l'acte, par convention notariée, mais tant que le bien n'est pas vendu, la charge annuelle reste entière pour le propriétaire.

En petite couronne, la taxe foncière annuelle d'un deux-pièces se situe le plus souvent entre 800 et 1 500 euros, soit environ 65 à 125 euros par mois ; pour un quatre-pièces, elle va de 1 200 à 2 500 euros par an, soit 100 à 210 euros par mois (ordres de grandeur, DGFiP, taux communaux 2025, très variables d'une commune à l'autre).

Assurance, chauffage minimal, électricité et entretien différé

  • Assurance propriétaire non occupant (PNO) : entre 10 et 25 euros par mois selon la surface et l'assureur, souvent obligatoire en copropriété (loi Alur, article 9-1).
  • Chauffage minimal hors gel en hiver, pour éviter les dégâts sur les canalisations : de 15 à 40 euros par mois selon la surface et l'énergie.
  • Électricité de base et abonnements (box, alarme) : de 10 à 30 euros par mois selon les contrats conservés.
  • Entretien différé : un logement vacant se dégrade plus vite (humidité, moisissures, nuisibles). Le coût n'est pas mensuel mais s'accumule et peut représenter plusieurs centaines à quelques milliers d'euros de travaux imprévus après une longue vacance.

Le coût du capital immobilisé

Si le bien est encore financé par un prêt, les intérêts continuent de courir chaque mois tant que le capital n'est pas remboursé par le prix de vente. Sur un capital restant dû de 150 000 euros à 3,5 %, cela représente environ 440 euros d'intérêts par mois, à titre d'exemple.

Si le bien est déjà payé, il existe un coût d'opportunité : l'argent immobilisé dans un bien invendu ne produit aucun revenu. À titre de repère très prudent, le taux du Livret A est de 2,4 % net depuis février 2025 (Banque de France, 2025) : un bien estimé à 300 000 euros représente ainsi un manque à gagner théorique de l'ordre de 600 euros par mois s'il était placé sur un livret réglementé plutôt qu'immobilisé.

Ce chiffre est un ordre de grandeur, pas une prévision de rendement.

Risques et fiscalité propres à la vacance

Un logement vacant présente un risque de dégât non détecté (fuite d'eau, infiltration, effraction) qui peut s'aggraver plusieurs semaines avant d'être constaté, faute de présence régulière.

Certaines communes, dans les zones tendues définies par décret, appliquent la taxe sur les logements vacants (TLV, article 232 du Code général des impôts) dès la première année de vacance de plus d'un an, au taux de 17 % de la valeur locative cadastrale la première année.

Les résidences secondaires meublées peuvent aussi être soumises à une majoration de taxe d'habitation décidée par la commune, pouvant aller de 5 % à 60 % (service-public.fr, 2025). Ces dispositifs varient fortement selon la commune et le statut du logement : il convient de vérifier la situation précise auprès du centre des impôts local.

Ordres de grandeur mensuels

Ordres de grandeur pour la petite couronne, hors mensualité de prêt éventuelle et hors coût d'opportunité du capital. Sources : ANIL, DGFiP, données 2025.
PosteDeux-pièces, 45 m2Quatre-pièces, 80 m2
Charges de copropriété40 à 80 euros80 à 150 euros
Taxe foncière (prorata mensuel)65 à 125 euros100 à 210 euros
Assurance PNO10 à 15 euros15 à 25 euros
Chauffage minimal hors gel15 à 25 euros25 à 40 euros
Électricité et abonnements10 à 20 euros15 à 30 euros
Total hors prêt et hors capital immobilisé140 à 265 euros235 à 455 euros

Le calcul pour votre bien

Le calculateur intégré à cette page permet d'affiner ces ordres de grandeur avec les chiffres réels du bien : surface, montant des charges de copropriété, taxe foncière annuelle, capital restant dû et taux du prêt en cours le cas échéant, ou valeur du bien si celui-ci est déjà payé.

En sortie, le calculateur affiche un coût mensuel total d'attente et un coût cumulé sur la durée de commercialisation renseignée. Ce montant cumulé est le chiffre à comparer directement à l'écart entre la Valeur de marché estimée et une Offre d'achat comptant indicative, pour juger si attendre reste financièrement raisonnable.

Quand attendre est la bonne décision

Le coût mensuel d'attente n'est pas la même chose que la décote d'un rachat comptant : les deux se comparent, ils ne se confondent pas.

Dans un marché tendu, pour un bien sans défaut apparent (pas de gros travaux, diagnostics conformes, prix cohérent avec le marché local selon les données DVF), le délai de vente moyen en petite couronne se situe le plus souvent entre deux et cinq mois. Sur cette durée, le coût total d'attente calculé ci-dessus représente rarement plus de 1 000 à 2 500 euros.

Une décote de rachat comptant se situe en général entre 15 % et 25 % de la Valeur de marché estimée. Sur un bien à 300 000 euros, cela représente entre 45 000 et 75 000 euros.

Dans ce cas, si le vendeur n'est pas contraint par un calendrier serré (pas de double charge de prêt relais, pas de succession à clôturer rapidement, pas de déménagement professionnel imposé), attendre quelques mois de plus pour vendre au prix du marché est presque toujours plus avantageux financièrement qu'une vente comptant rapide.

Il faut alors le dire clairement : dans cette configuration, le rachat comptant n'est pas la solution la plus intéressante.

À l'inverse, quand le portage se prolonge au-delà de huit à dix mois, quand le bien nécessite des travaux lourds qui allongent le délai de vente, ou quand une contrainte de calendrier impose une vente rapide, le rapport entre coût d'attente et décote peut s'inverser.

Questions fréquentes

Sources

  • DGFiP, taxe foncière et taux communaux, 2025
  • Code général des impôts, articles 1415 et 232 (taxe sur les logements vacants)
  • Banque de France, taux du Livret A, 2,4 % depuis février 2025
  • ANIL, ordres de grandeur des charges de copropriété, 2025
  • service-public.fr, majoration de taxe d'habitation sur les résidences secondaires, 2025
  • Loi Alur, article 9-1, assurance propriétaire non occupant

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